ARENH bientôt supprimé : vers un marché libéralisé et l’essor du photovoltaïque

À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, le mécanisme ARENH laisse place au « Versement Nucléaire Universel » (VNU), transformant en profondeur la tarification de l’électricité en France. Face au spectre d’une hausse des prix, le solaire photovoltaïque s’impose comme une alternative compétitive et pérenne.

L’Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique (ARENH), qui garantissait jusqu’à présent aux fournisseurs un prix fixe de 42 €/MWh pour une partie de la production nucléaire d’EDF, touchera à sa fin le 31 décembre 2025. Dès le 1ᵉʳ janvier 2026, il sera remplacé par le Versement Nucléaire Universel (VNU), un dispositif aux modalités inédites et aux conséquences directes sur la facture des consommateurs.

De l’ARENH au VNU : changement de paradigme

ARENH (jusqu’au 31 décembre 2025)
Ce mécanisme permettait aux fournisseurs alternatifs d’acheter de l’électricité nucléaire à tarif régulé (42 €/MWh), assurant stabilité et prévisibilité des coûts.

VNU (à partir du 1ᵉʳ janvier 2026)
EDF commercialisera désormais l’intégralité de sa production nucléaire sur les marchés. Si le prix moyen de vente dépasse 78 €/MWh, 50 % des revenus excédentaires seront reversés aux consommateurs ; au-delà de 110 €/MWh, ce taux de redistribution grimpera à 90 %.

Quelles répercussions tarifaires ?

Les projections anticipent un prix moyen autour de 70 €/MWh en 2026, nettement supérieur aux 42 €/MWh actuels. Le passage à une logique de marché devrait se traduire par une augmentation mécanique des tarifs, et la future « ristourne » VNU n’effacera pas entièrement cet écart.

Photovoltaïque : un atout concurrentiel

  • Coût actualisé de l’énergie (LCOE) : le solaire affiche aujourd’hui un LCOE compris entre 45 et 65 €/MWh selon l’ensoleillement et le type d’installation.
  • Tendance à la baisse : d’ici à 2030, le LCOE solaire pourrait passer sous la barre des 40 €/MWh grâce à l’optimisation des équipements et aux avancées technologiques.
  • Investissements nucléaires vs solaires : la France table sur 67,4 milliards d’euros pour six réacteurs EPR2, impliquant un coût de production nucléaire supérieur à 150 €/MWh hors subventions. À l’inverse, le photovoltaïque combine déploiement rapide, modularité et rentabilité croissante.

Conclusion : attendre ou accélérer ?

  • Hausse inévitable des factures : le VNU amorce la fin d’un tarif régulé et maîtrisé.
  • Solaire et ENR : pour limiter l’impact financier et environnemental, le développement rapide du photovoltaïque et des énergies renouvelables s’impose.
  • Dialogue politique : stop-and-go et incertitudes pèsent sur les consommateurs – il est temps de stabiliser le cadre et de soutenir massivement le solaire.

Demain, le vrai enjeu ne sera plus seulement de produire de l’électricité, mais d’en maîtriser le coût.

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